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MontbaZine 2017















La fête est finie...

La fête foraine à Montbazin vient de s'achever ce dimanche, mais la vie des forains continue, MontbaZine à voulu savor un peu plus sur cette profession si particulière.

Démonter, remonter. S'arrêter, repartir. Le cycle sans fin de l'activité des forains peut paraître effrayant, mais la passion peut parfois être plus forte que l'abandon.

Un milieu dans lequel il faut être passionné, dévoué, et investi à 100 % : Les trois choses les plus compliquées, c'est surtout par rapport aux enfants. Premièrement, ils ne peuvent pas se faire de copains étant donné qu'ils déménagent sans cesse. L'autre difficulté, c'est pour les soins, on ne peut pas se faire suivre par un médecin donc quand nous avons un problème, on est obligés d'aller en consulter un qui ne nous connaît pas et vice-versa. Le pire, c'est l'école. À l'époque, les établissements scolaires nous acceptaient facilement, aujourd'hui ils sont plus réticents. Et pour un enfant, ce n'est pas simple de se faire accepter, ils se font souvent moquer ou insulter, "gitans par-ci, gitans par-là".

Depuis près de quarante ans, Chantal est dans le métier : "Notre mission est de vendre du plaisir, c'est comme du vent, il n'y a rien de solide, de concret. Nous dépendons de l'humeur des gens, de leur volonté de sortir et s'amuser. Il faut aussi prendre en compte la réalité économique du moment et la crise qui frappe les Français. Ce qui est sûr, c'est que la conjoncture ne nous aide pas."

Souce : www.ladepeche.fr