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MontbaZine 2019






Nuit agitée au Jardin Public

Un silence de mort régnait ce matin sur le chantier du jardin public. Il n'était pas de même vers deux heures du matin, alors que le voisinage fut réveillé par des agissements inhabituels sur ce lieu. De bleues lumières de giratoires du véhicule de la gendarmerie scintillaient dans la nuit. Quelques curieux s'attroupaient, quelle était donc la raison de ces agissements ?
Même à ces heures très matinales des rumeurs commençaient à circuler dans le voisinage, MontbaZine s'est donc dépêché sur les lieux pour connaître les détails.



Voici les faits : Un jeune homme, qui désire garder l'anonymat, promenait son chien aux abords du chantier du Jardin Public, soudainement l'animal s'est faufilé à l'intérieur des grillages qui entourent le chantier et commençait à tourner très excité à un endroit précis. Il se mit à gratter furieusement le sol creusant un trou dans le terrain meuble. Le jeune homme fut terrifié par ce que son chien avait mis à découvert. Les traits d'un visage couvert de boue semblait giser au fond du trou dégagé par la bête.

Les autorités furent averties, et donc voilà ce qui expliquait la présence du véhicule avec ses gyrophares clignotants. On commença à fouiller le sol avec la délicatesse et les précautions qui s'imposent en pareil cas. Il s'agit surtout pas d'abîmer le corps de la victime afin de pas compromettre son identification. Au fur et à mesure que se dégageait la terre un visage blême apparut, impressionnant sous les reflets bleus de gyrophares. Un frisson s'empara de toutes les personnes présentes, "mais qui est donc la victime ?" entendit on chuchoter parmi les curieux, puis un silence lourd couvrit la scène.


On apprit par la suite qu'il s'agissait là pas d'un corps entier, mais seulement d'une tête et un torse. Un des gendarmes s'écria subitement "elle est dure comme du bois". Mystère...

Ce n'est qu'au lever du jour que le mystère s'éclaircit. Oui en effet elle était dure comme du bois cette tête, comme du bois... Car elle était en bois cette tête, oui car elle avait été sculptée par un jeune artiste montbazinois sur l'un des arbres arrachés du chantier d'aménagement du jardin public.











Curieusement le torse court et effilé visible sous la tète ressemblait à un corps de poisson, de poisson d'avril !