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MontbaZine 2017










Ondes : Mythe ou réalité ?

Un vent de panique souffle sur notre commune, une antenne relais arrive. Certains pensent que leur smart ou iPhone sera enfin accessible dans le village, d'autres s'alarment des dangers présumés et soit disant scientifiquement démontrés.

Bien que l'esthétique est sans aucun doute questionnable, la dangerosité est pour l'instant seulement affirmée par des études essayant à tout prix de prouver par des moyens scientifiquement douteux qu'il y a péril dans la demeure.


Un débat existe sur la nature plus ou moins nocive (pour la santé et/ou l'environnement) de certaines fréquences ou de pollution que l'on nomme parfois le smog électromagnétique. Des études portent notamment sur les antennes-relais, la radiotéléphonie, certains usages des micro-ondes et d'autres sources d'exposition aux ondes radio, afin de préciser certaines normes et règlements ou mieux intégrer l'application du principe de précaution.
En France, les 16 experts (en métrologie, dosimétrie des champs électromagnétiques, épidémiologie, médecine, biologie et sciences humaines et sociales) réunis en 2012-2013 par l'Anses pour produire une mise à jour de son "état des lieux" de 2009 ont provisoirement conclu dans un rapport10 de 461 pages réalisé d'après une revue de la littérature des 3 dernières années (soit environ 300 études publiées d'avril 2009 à fin décembre 2012) qu'il existe des indices (association statistique) d'une nocivité de certaines expositions cumulées à des radiofréquences de notre environnement, mais à ce jour sans preuves ni compréhension de "liens de cause à effet". Il n'existe pas preuves d?innocuité ni de nocivité, faute d?études approfondies disponibles. En particulier, "l?impact potentiel des protocoles de communication mis en ?uvre (2G, 3G, 4G) apparaît faiblement documenté" note l'ANSES (2013).
Un autre débat est celui d'une sensibilité variant selon les individus ou leur état de santé, avec d'éventuels cas d'hypersensibilité ; À la demande de l'Anses, le groupe de travail d?experts "radiofréquences et santé", va entamer un travail à ce sujet fin 2013 en vue d'un rapport argumenté.
En attendant des études scientifiques plus solides ou complètes (sur les sources autres que GSM ou UMTS), l'ANSES préconise, dont par exemple l?utilisation du "kit main libre" ; et la généralisation d'un affichage du "niveau d?exposition maximal engendré" sur tous les dispositifs courants émetteurs de champs électromagnétiques utilisés près du corps (ex : téléphones DECT, tablettes tactiles, veille-bébé, etc.); ce qui est déjà obligatoire pour les téléphones mobiles.

L'Académie nationale de médecine considère ces recommandations superflues, contestant le sérieux des sources scientifiques utilisées, en se référant notamment à un rapport de l'AFSSET. De plus, de telles approches pourraient inciter à prendre des mesures de précaution. L'information du public constitue un enjeu problématique dans la mesure où diverses conséquences sanitaires potentielles des radiofréquences sont évoquées dans la littérature et les médias, exposant de façon chronique les populations à des informations potentiellement préoccupantes.

La fédération française des télécommunications (devenue Fédération Française des Télécoms, membre du MEDEF) fait partie des interlocuteurs interrogés par l'ANSES, qui a aussi mis en place un Comité de dialogue "Radiofréquences et santé" ; "lieu d'échanges, de réflexion et d?information sur les questions scientifiques relatives aux effets potentiels sur la santé des radiofréquences et à leur évaluation. Sa mise en place en juin 2011 s?inscrit dans le prolongement de l?expérience acquise dans le cadre de la Fondation "Santé et Radiofréquences". Il réunit des représentants d?associations et de syndicats, des opérateurs de téléphonie mobile et des radiodiffuseurs, des institutions, des collectivités territoriales et des élus dans un souci d?équilibre des groupes d?intérêts".

Source : Wikipedia


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