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MontbaZine 2017






Chaque femelle d?Aedes albopictus (moustique tigre) pond environ 200 ?ufs en bordure de toute eau stagnante. Aussitôt mis en eau, ils éclosent et donnent des larves. C?est donc là qu?il faut agir, pour empêcher que le moustique adulte émerge.

Les gîtes de reproduction se trouvent très souvent au sein des domiciles privés. Ce sont des petites collections d?eau artificielles  : seaux, vases, soucoupes, pneus, boîtes de conserve ; tout petit réceptacle d?eaux pluviales ou domestiques à découvert. Aussi, la façon la plus efficace de se protéger, c?est évacuer les eaux stagnantes ou supprimer ces gîtes.






N° vert : 0 800 740 606
www.albopictus.eid-med.org








Zika : Vigilance mais pas d?affolement

Pour rappel, le ‪Zika‬ n?est pas transmis par le "moustique tigre", présent en métropole (nom scientifique : Aedes albopictus) mais par le moustique Aedes aegypti, exclusivement présent aux Antilles et Amérique du Sud.

L'hiver doux favorise-t-il la prolifération des moustiques tigre ?
Et le moustique tigre, quand reviendra-t-il ?
Pour l'instant les femelles hibernent, "leurs oeufs sont en diapause" selon Grégory Lambert. "C'est en avril quand les jours rallongent que l'on retrouvera des larves prêtes à éclore et c'est là durant 3 semaines qu'il faudra faire disparaître des jardins toutes les eaux stagnantes pour empêcher la prolifération du moustique tigre."

L?épidémie en cours outre-Atlantique (en Amérique centrale et du sud et ayant atteint, depuis quelques semaines, les départements français d?Amérique : Guyane, Martinique, Guadeloupe, y compris Saint-Barthélémy et Saint-Martin), mobilise l?attention des autorités sanitaires de l?État et des autorités internationales. Jugée exponentielle, cette explosion de cas a entraîné l?OMS (Organisation mondiale de la santé) à décréter "une urgence de santé publique de portée mondiale".

Pas de "moustique tigre" actif en France métropolitaine jusqu?au mois de mai

Sur le continent américain, le Zika est principalement transmis par le moustique Aedes aegypti, dont les gîtes et modalités de reproduction sont très similaires à ceux du "moustique tigre" Aedes albopictus. Or, dans la période actuelle, le "moustique tigre" Aedes albopictus est chez nous en état d?hibernation (on dit "diapause") et il ne redeviendra actif, très progressivement, qu?à partir du mois d?avril, pour commencer à être perceptible vers la mi-mai. Il n?y a donc aucun risque de transmission en France métropolitaine, actuellement, en l?absence de moustique vecteur en activité.

Lorsque le "moustique tigre" sera redevenu actif, pas avant mai donc, des transmissions autochtones seront théoriquement possibles à quatre conditions :
  • si une personne gagne la métropole alors qu?elle vient d?être infectée aux Amériques (ou dans une autre région du monde où le virus est présent).
  • si elle est encore en période de virémie (durée moyenne : 7 jours).
  • si elle se trouve piquée, au cours de cette période, par un "moustique tigre" local.
  • et si celui-ci s?infecte et pique une autre personne, lui injectant ainsi du virus.
Même si tout n?est pas comparable, on peut observer que lors de l?épidémie de chikungunya aux Antilles, en 2014, alors qu?on évoquait de gros risques consécutifs de transmissions en France métropolitaine, on n?y a compté que 11 cas autochtones, tous issus du même cas "index", qui revenait du... Cameroun. En outre, il n?est pas sûr que le "moustique tigre" (Aedes albopictus) ait la même compétence à transmettre le virus que son "cousin" Aedes aegypti, principalement en cause outre-Atlantique, en particulier aux Antilles.

Sources : www.eid-med.org et www.sciencesetavenir.fr