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MontbaZine 2017













La logique des prix

Nadia Murad et Lamia Haji Bachar, qui ont reçu ce jeudi le prix Sakharov 2016, sont devenues des icônes de la communauté yézidie, après avoir traversé l'enfer infligé par les membres de Daech à Mosul. Là elles ont été torturées durant des mois et ont subi de multiples viols collectifs puis ont été vendues plusieurs fois comme esclaves sexuelles.

Plus d'un demi-million de personnes du Kurdistan irakien adhèrent au yézidisme, une des plus anciennes religions monothéistes du Moyen-Orient. Environ 3 200 Yézidis sont entre les mains de l'organisation islamiste, notamment en Syrie : les hommes deviennent des combattants et les femmes seront abusées et maltraitées.

Ironie des temps modernes Sakharov ayant consacré des années de sa vie à l'invention de l'arme de guerre la plus terrible connue à ce jour, la bombe à hydrogène. Puis prenant conscience, comme il fut jadis le cas de beaucoup de scientifiques responsables de l'invention de la bombe atomique, il devient opposant au régime soviétique et milite pour les droits de l'homme, ce qui lui vaut le prix Nobel de la paix en 1975.

Triste ironie des temps modernes... un homme qui pendant des années s'est consacré à réfléchir comment exterminer de milliers de personnes d'un coup, reçoit, après avoir pris conscience de l'horreur de son action, le prix Nobel de la paix. Puis le Parlement Européen crée le prix Sakharov pour honorer des victimes des guerres les plus terribles de notre époque.

Mais où est la logique dans tout cela ?


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