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MontbaZine 2017

Brassens... Fête !

Le 29 octobre 1981, Georges Brassens cassait sa pipe une semaine après son soixantième anniversaire. A l'occasion des trente-cinq ans de cette disparition, ses admirateurs se sont réunis sur la plage de Sète pour festoyer en musique autour du souvenir de celui qui, dans une chanson célèbre, avait réclamé d'y être enterré.



Il me fend parfois le c?ur de voir qu?on baptise du nom de cet honnête homme des établissements scolaires que leurs élèves exècrent probablement. "Putain, t?es à Georges Brassens ? Ca craint !"

Pourtant, quel heureux augure ce devrait être !

Je me console avec l?idée qu?un jour on décidera de l?associer au théâtre de Bobino, qui l'accueillit si souvent... Ou à tout le moins à des espaces dédiés à la chanson, la poésie, l?amour du français comme langue et comme patrimoine, lui qui avait la passion des lettres (de Villon à Valéry).

Il repose au cimetière de Sète. La tombe est discrète, non point sur la plage comme il l?avait imaginée dans sa Supplique, mais surplombant la ville, à quelques pas d?un joli centre culturel qui lui est consacré. Et la rue montante où il naquit porte désormais son nom.

Georges Brassens est avec Molière le plus beau présent culturel que m?aient apporté mes parents. Il n?y a pas un jour de ma vie où je n?ai pas aimé Brassens, où il m?a semblé importun, superflu. Même quand j?étais "pounque" ou "ska", ou n?importe quoi d?autre qui pouvait rendre fous mes parents. Brassens est pour moi intouchable. Et quand d?aventure j?écoutais ma fille en fredonner un air, enfant, je me disais que ma mère aurait été fière et contente, de cela au moins.

Je pourrais multiplier les "mercis" à Brassens, jusqu?au lendemain.

Sept, ça ira bien, et ça rime avec Sète, justement.

Source : www.7x7.press