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MontbaZine 2017





Conférence de Paris
pour la paix au Proche-Orient


Paris accueille ce dimanche 15 janvier 2017 une réunion très symbolique sur le conflit israélo-palestinien, dans un contexte rendu explosif par le projet annoncé par la future administration américaine de transférer son ambassade de Tel Aviv à Jérusalem. Manquent à l?appel : Israël et Palestine.

Plus de 70 pays et organisations internationales (ONU, Ligue arabe, Quartette?), doivent réaffirmer solennellement que la solution des deux États, israélien et palestinien, est la seule voie possible pour régler un des plus vieux conflits du monde. Manquent à l?appel : Israël et Palestine.Clouée au pilori par Israël, qui dénonce une "imposture", la conférence s?inscrit dans le cadre d?une initiative française lancée il y a un an pour remobiliser la communauté internationale et inciter Israéliens et Palestiniens à reprendre des négociations interrompues depuis deux ans.

Poursuite de la colonisation
Cette réunion vaut surtout pour le symbole, à un moment où la perspective de deux États s?évapore compte tenu de la situation sur le terrain, marquée par la poursuite de la colonisation israélienne, les attaques et attentats palestiniens, la radicalisation des discours et la montée des frustrations.

Et c?est aussi une façon de faire date, à cinq jours de l?arrivée à la Maison Blanche du futur président américain Donald Trump, dont l?imprévisibilité angoisse nombre d?acteurs du dossier.

Jérusalem capitale ?
Si Washington a toujours été un allié historique indéfectible d?Israël, Donald Trump s?est distingué par des prises de position très pro israéliennes, particulièrement sur la question de Jérusalem. Il a promis pendant sa campagne de reconnaître cette ville comme la capitale d?Israël et d?y installer l?ambassade américaine, actuellement à Tel-Aviv.Une ligne rouge pour les Palestiniens, qui menacent en retour de revenir sur leur reconnaissance d?Israël.Le transfert de l?ambassade "non seulement priverait les États-Unis de toute légitimité à jouer un rôle dans la résolution du conflit, mais elle réduirait à néant la solution des deux États", a déclaré le président palestinien Mahmoud Abbas.

Source : www.ouest-france.fr