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MontbaZine 2017



 Que proposent ils ?
Solidarité, Santé et Logement

Voici une vision comparative des propositions des cinq principaux candidats à la présidentielle.
Pour continues avec cette reflexion voici le volet santé.
Vous pourrez consulter plus en détail cette analyse sur l'excellent site www.voxe.org


Mélenchon

Sécurité sociale
Donner la liberté aux artisans, commerçants, indépendants, chefs d'enteprises et auto-entrepreneurs de s'affilier au régime général de la Sécurité sociale plutôt qu'au Régime social des indépendants (RSI).

Vieillesse et retraites
Constitutionnaliser (...) le droit fondamental de disposer de soi en toutes circonstances : (...) droit de mourir dans la dignité (y compris avec assistance), accès garanti à des soins palliatifs.

Restaurer le droit à la retraite à 60 ans à taux plein, ramener la durée de cotisation pour une retraite complète à quarante ans. Revaloriser les pensions de retraite au niveau du smic pour une carrière complète et porter le minimum vieillesse au niveau du seuil de pauvreté.

Assurer le financement durable des régimes de retraites par la mise en contribution des revenus financiers des entreprises, par l'augmentation du nombre de cotisants et de l'assiette des cotisations et de leur taux, la fin des exonérations fiscales pour les régimes de retraite par capitalisation.

Réduire le reste à charge de 500 euros par mois pour les personnes en établissement et augmenter de 50 % le montant de l'APA (aujourd'hui de 700 euros) pour les personnes restant à domicile, pour faire face en urgence aux frais engagés par les personnes concernées.

Développer un réseau public de maisons de retraite avec des tarifs harmonisés et accessibles, créer 10 000 places par an en EHPAD publics pendant cinq ans. Former, qualifier et recruter en nombre suffisant le personnel nécessaire, soit au moins 100 000 personnes.

Santé publique
Rembourser à 100 % les soins de santé prescrits, dont les soins et appareils dentaires, optiques et auditifs, faire baisser les tarifs des lunettes et appareils auditifs.

Combler les déserts médicaux et créer un corps de médecins généralistes fonctionnaires rémunérés pendant leurs études, afin de pallier l'insuffisance de médecins dans certaines zones.

Abolir les dépassements d'honoraires, renforcer le paiement au forfait, créer des centres de santé pratiquant le tiers payant.

Reconstruire le service public hospitalier, revenir sur la tarification à l'acte et les suppressions de lits et de personnels, et engager un plan pluriannuel de recrutement de médecins, infirmiers, aides-soignants et personnels administratifs.

Logement
Atteindre l'objectif de zéro sans-abri : chacun doit se voir proposer un hébergement d'urgence ou un logement et un accompagnement durable.

Instaurer la gratuité de l'accès et des quantités d'eau, électricité et gaz indispensables à une vie digne en commençant par faire appliquer l'interdiction de coupure d'eau et de réduction de débit au domicile principal.

Interdire les expulsions locatives sans relogement.

Construire 200 000 logements publics par an pendant cinq ans aux normes écologiques. Soutenir les projets d'habitat participatif et coopératif.

Mettre en place une garantie universelle des loyers pour favoriser l'accès de tous au logement, par l'intermédiaire d'une caisse de solidarité alimentée par les bailleurs comme le défend la Confédération nationale du logement.

Lancer un plan d'éradication du logement insalubre, de renouvellement urbain et de construction de logements sociaux en renforçant les sanctions des communes trop faiblement dotées en parc social.

Imposer les hautes transactions immobilières par une taxe progressive.

Assurer l'isolation d'au moins 700 000 logements par an. Renforcer les programmes locaux de détection des passoires énergétiques, avec davantage de moyens humains et financiers. Mettre fin aux situations de précarité énergétique que vivent les ménages.



Hamon

Sécurité sociale
Nous engagerons la réforme du régime social des indépendants (RSI) pour qu’ils aient les mêmes droits que les salariés.

Pour protéger la Sécurité sociale, je renforcerai la lutte contre la fraude aux cotisations, le travail dissimulé et les dépenses injustifiées.

Vieillesse et retraites
Pour améliorer le pouvoir d’achat, j’augmenterai le minimum vieillesse de 10 %.

Pour que chacun puisse bénéficier d’une même durée de retraite en bonne santé, je maintiendrai et j’étendrai les comptes pénibilité, qui permettent à ceux qui ont eu les carrières les plus difficiles de partir plus tôt. Je ne repousserai pas l’âge de départ en retraite.

Nous permettrons des transferts de trimestres validés entre conjoints pour favoriser les retraites à taux-plein.

Pour permettre le maintien à domicile, j’augmenterai l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) à domicile de 30 %, j’instaurerai un crédit d'impôt de 50 % des travaux d’adaptation des logements au vieillissement, et je lancerai un plan domotique.

Pour diminuer la facture des familles, je créerai une allocation unique"Bien Vivre en EHPAD"proportionnée aux moyens de chacun.

Pour améliorer la qualité des soins, j’augmenterai le nombre d’aide-soignants en établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) à hauteur de 3 à 5 personnes par établissement.

Pour aider les aidants et les familles, je garantirai le droit au répit et créerai un panier de services publics"Bien Vivre"accessible pour tous à moins de 30 minutes : accueil de jour Alzheimer, EHPAD avec places accessibles, service de soins à domicile.

J’assurerai un meilleur accès aux soins palliatifs. Je garantirai le droit à mourir dans la dignité.

Santé publique
Je reconnaîtrai le burn-out (syndrome d’épuisement professionnel) comme maladie professionnelle, et j’inviterai les entreprises à engager des actions de prevention.

Je décréterai l’urgence contre les déserts médicaux. Objectif : 1500 maisons de santé. Un soutien financier et logistique sera apporté aux médecins qui s’installent dans les zones sous-dotées. Dans les territoires en pénurie, l’État implantera des médecins salariés.

Pour lutter contre les inégalités, je supprimerai les franchises médicales qui freinent l’accès aux soins et ferai baisser le prix des prothèses dentaires, auditives et des lunettes. Pour aider les personnes précaires à se soigner, l’accès aux dispositifs de solidarité sera simplifié.

Comme l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), je ferai de la fin de l'épidémie de sida un objectif à l'horizon 2030.

Un quatrième plan cancer sera lancé.

L'activité physique prescrite par un médecin sera remboursée pour les malades chroniques.

Pour lutter contre la malbouffe, je lancerai un plan alimentation et santé publique, j’agirai pour la prévention des maladies chroniques (cancer, diabète, maladie cardiovasculaire et respiratoire), la prise en charge des maladies neurodégénératives (Alzheimer, démence...) et des handicaps.

Je proposerai une politique ambitieuse de prévention en luttant contre le tabac, l’abus d’alcool, l’air pollué. J’interdirai les pesticides et les perturbateurs endocriniens dangereux, et je renforcerai la vaccination et le dépistage.

J’établirai, pour chaque élève, un parcours éducation-santé, avec plus de sport, l’apprentissage de la nutrition et des comportements favorables à sa santé. Les lobbies ne franchiront plus les portes de l'école.

Pour garantir l'accès aux médicaments innovants, j’en ferai baisser le prix. Je limiterai le gaspillage et l’automédication dangereuse par la distribution des médicaments à l’unité.

Je lancerai pour l'hôpital un plan d’amélioration des conditions de travail et de recrutement, la rénovation des bâtiments vétustes, pour qu’ils soient plus fonctionnels et plus accueillants. Je développerai le numérique ("Hôpital digital 2022").

Je lancerai pour l'hôpital un plan d’amélioration des conditions de travail et de recrutement, la rénovation des bâtiments vétustes, pour qu’ils soient plus fonctionnels et plus accueillants. Je développerai le numérique ("Hôpital digital 2022").

Logement
Nous agirons avec les collectivités locales pour en finir avec le logement rare et cher. Nous mobiliserons les réserves foncières disponibles dans les collectivités, et utiliserons le levier des dotations versées aux collectivités pour assurer le respect des objectifs de construction.

Je mobiliserai des moyens supplémentaires pour aller vers la construction de 150 000 logements sociaux par an, dont 130 000 logements très sociaux. Jusqu’en 2022, nous construirons 60 000 logements sociaux pour les jeunes et les étudiants, et adapterons 150 000 logements pour le vieillissement.

Pour développer l'offre de logement social, je renforcerai l’application de la loi SRU, et j’augmenterai les aides à la pierre par des crédits de l’État et une contribution prélevée sur les transactions et les logements haut de gamme.

Parce que chacun doit pouvoir se loger, je renforcerai l’encadrement des loyers dans les métropoles. Je créerai une garantie universelle des loyers, pour sécuriser les locataires comme les propriétaires.

Nous mettrons en place un bouclier énergétique qui garantira que les ménages habitant les logements les moins bien isolés ne dépenseront pas plus de 10 % de leur revenu dans leur facture d’énergie.

Pour lutter contre la grande pauvreté, nous ferons de la France un pays"zéro bidonville". Nous créerons 15 000 places d’hébergement pérennes. Je généraliserai le droit à un accompagnement global des personnes en détresse.



Macron

Sécurité sociale
Nous supprimerons la caisse qui gère le Régime Social des Indépendants (RSI) pour l’adosser au régime général, afin que tous bénéficient de la même qualité de service et des mêmes droits. Nous réduirons nettement les charges qui pèsent sur les indépendants.

Nous supprimerons la caisse qui gère le Régime Social des Indépendants (RSI) pour l’adosser au régime général et nous renforcerons l’activité de Bpifrance dans les Outre-mer.

Nous fixons l’objectif de 100% de prise en charge pour 2022 des lunettes, des prothèses dentaires et de l’audition. Nous n'augmenterons pas le prix des mutuelles mais favoriserons la concurrence en instaurant 3 contrats types que devront proposer assureurs et mutuelles pour garantir la transparence.

Nous créerons un versement social unique et automatique pour lutter contre le non-recours aux aides sociales.

Réformer radicalement le RSI, transformé en une Caisse de Protection des Indépendants (CPI) : - Confier à cette caisse le calcul des contributions, la collecte et la gestion. - Mettre en place un calcul et un paiement en temps réel des cotisations liées au salaire, lorsque c’est applicable. (1/2)

- Permettre aux indépendants qui ont de faibles revenus et versent la cotisation retraite minimum de valider quatre trimestres de retraite au lieu de trois aujourd’hui. (2/2)

Regrouper plusieurs aides en une allocation unique: revenu de solidarité active, allocation spécifique de solidarité, prime d’activité, ainsi qu’allocation logement. Le montant maximal alloué sera strictement plafonné afin que les revenus du travail soient toujours supérieurs à ceux de l’assistance.

Je voudrais qu’on donne une marge de manoeuvre aux directeurs d’hôpitaux et aux hôpitaux […]. On peut imaginer un temps de travail annuel qui puisse être un accord local et qui puisse être un accord gagnant-gagnant.

Vieillesse et retraites
Nous réduirons la pauvreté des personnes âgées. Le minimum vieillesse, pour une personne seule, est aujourd'hui d'environ 800 euros : nous le porterons au-delà de 900 euros.

Nous favoriserons la création d’hébergements temporaires pour"aider les aidants"et nous encouragerons le"baluchonnage", c’est à dire l’intervention d’une tierce personne au sein du domicile des personnes âgées.

Nous élargirons le droit actuel pour déployer des expérimentations et des solutions de santé connectée et encouragerons les solutions de télémédecine dans les EPHAD et les centres gériatriques afin d’assurer un suivi médical pertinent aux personnes en situation en perte d'autonomie.

Nous créerons un système universel de retraites où un euro cotisé donne les mêmes droits, quel que soit le moment où il a été versé, quel que soit le statut de celui qui a cotisé.

Nous lancerons un site internet où chacun pourra consulter l’ensemble des droits qu’il a accumulés et la pension correspondante. De plus, quand vous changerez de travail et donc de régime vous garderez tous les droits que vous aurez accumulés.

Demain, chacun pourra mieux choisir son âge de départ.

Ce qui ne changera pas: le système restera un régime par répartition, les spécificités de certains régimes ne disparaîtront pas, les taux de cotisation pourront rester différents, la pénibilité sera toujours prise en compte (1/2)

et il y aura toujours un âge légal de la retraite à partir duquel on pourra liquider ses droits. Il restera à 62 ans. (2/2)

Santé publique
Nous encouragerons les réseaux d’aide à la personne (associations où coopèrent médecins, professions para-médicales, services sociaux) et accélérerons le décloisonnement entre la ville et l’hôpital d’une part, et les secteurs sanitaire et social d’autre part.

Nous soutiendrons et développerons les solutions d’hospitalisation à domicile et de maintien à domicile pour éviter les hospitalisations inutiles et favoriser le confort des patients les plus fragiles.

L'Etat interdira au plus vite les perturbateurs endocriniens repérés comme ayant des impacts sanitaires avérés ou probables, dès lors qu'il existe des solutions scientifiquement reconnues comme moins toxiques. (1/2)

Nous mettrons en place un site national d'information des Français sur ces perturbateurs, particulièrement pour les produits commercialisés à destination des enfants et des femmes enceintes. (2/2)

Nous encouragerons le développement de la télé-médecine et du numérique dans le domaine de la santé, afin de donner aux médecins la possibilité d’assurer un suivi à distance, par exemple pour un patient cardiaque via un objet connecté ou en accélérant une consultation chez un patient à risque.

5 milliards d’euros seront consacrés à la santé. Nous doublerons notamment le nombre de maisons de santé d’ici à 2022 et accompagnerons les transformations de l’hôpital avec un plan digital pour l’hôpital.

Nous financerons des actions de prévention au titre des missions d’intérêt général dans les établissements de santé et nous créerons un service sanitaire de 3 mois pour tous les étudiants en santé : 40 000 d’entre eux interviendront dans les écoles, les entreprises, pour des actions de prévention.

Nous renforcerons le droit à l'oubli pour les personnes ayant été malades. Au moment de souscrire un contrat d'assurance ou un emprunt, les malades de cancers et d'hépatite C n'auront plus à le mentionner, dès 5 ans après leur rémission (contre 10). Nous l'étendrons aussi à de nouvelles maladies.

Actuellement, un médicament acheté sur deux n’est pas consommé avec un risque d’automédication et d’impact environnemental. Cela entraîne un gaspillage de 7 milliards d’euros par an : nous généraliserons donc la vente de médicaments à l’unité.

Logement
Nous viserons la rénovation de la moitié des logements-passoires des propriétaires les plus modestes dès 2022, afin de diminuer les émissions et de faire baisser les charges. Via un fonds public doté de 4 milliards, nous financerons les travaux des propriétaires les plus précaires.

L'Etat pourra prendre ses responsabilités pour organiser la construction dans les zones tendues, en recourant plus largement aux dispositifs de type"Opération d'Intérêt National", en délivrant les permis de construire, détendant les règles de constructibilité au maximum et accélerant les procédures

Nous créerons un bail"mobilité professionnelle"d'une durée de 3 mois à un an pour répondre aux besoins des actifs en mobilité temporaire (formation, période d'essai, stage).

Nous maintiendrons la loi SRU (Loi Solidarité et Renouvellement Urbain) et nous poursuivrons la production de logements sociaux au même rythme que ces dernières années, en concentrant les aides de l’Etat sur les logements aux plus faibles loyers et dans les zones où la demande est la plus forte.

Nous ferons la transparence sur l’attribution des logements sociaux. Au lieu de procédures opaques et de règles méconnues, nous mettrons en place un système de points, simple et compréhensible, fondé sur des critères objectifs (taille de la famille, niveau des ressources, lieu de recherche).

Nous augmenterons la part de l’intermédiation locative (gestion ou location d’un logement du parc privé par une association pour y loger des ménages à faibles ressources). Nous demanderons aux bailleurs sociaux d’acheter à cette fin 40 000 logements privés pour passer de 25 000 à 65 000 places.

A destination des sans-abris, nous assurerons un droit à la domiciliation (qui permet de déclencher d’autres droits, notamment l’accès aux minima sociaux ou la candidature aux logements HLM et d’assurer le suivi de leur courrier) en faisant évoluer la mission de service public de La Poste.

Nous exonèrerons 4 Français sur 5 de la taxe d’habitation. Concrètement, dès 2020, un couple avec deux enfants, dont le revenu fiscal de référence est de 5000 euros par mois, sera entièrement exonéré. L'Etat paiera la taxe d’habitation en lieu et place des ménages.

Nous transformerons le Crédit d’Impôt Transition Energétique (CITE) en prime immédiatement perceptible et non l'année suivante, ce qui favorisait les ménages les plus aisés : ainsi, ceux qui engagent des travaux seront soutenus par l’Etat dès le moment où ils commencent leurs travaux.

Nous amplifierons le programme de rénovation urbaine en le portant à 10 milliards d'euros, permettant de répondre aux enjeux des 450 quartiers retenus et nous construirons des logements à bas loyers ailleurs que dans les quartiers où ils sont concentrés, en proposant des relogements intercommunales.

Nous mobiliserons les bailleurs sociaux pour créer au sein du parc social des"logements jeunes"(objectif : 30 000 supplémentaires) et nous construirons 80 000 logements pour les jeunes (60 000 logements pour les étudiants et 20 000 logements pour les jeunes actifs).



Fillon

Sécurité sociale
Réformer radicalement le RSI, transformé en une Caisse de Protection des Indépendants (CPI) : - Confier à cette caisse le calcul des contributions, la collecte et la gestion. - Mettre en place un calcul et un paiement en temps réel des cotisations liées au salaire, lorsque c’est applicable. (1/2)

Permettre aux indépendants qui ont de faibles revenus et versent la cotisation retraite minimum de valider quatre trimestres de retraite au lieu de trois aujourd’hui. (2/2)

Regrouper plusieurs aides en une allocation unique: revenu de solidarité active, allocation spécifique de solidarité, prime d’activité, ainsi qu’allocation logement. Le montant maximal alloué sera strictement plafonné afin que les revenus du travail soient toujours supérieurs à ceux de l’assistance.

Je voudrais qu’on donne une marge de manoeuvre aux directeurs d’hôpitaux et aux hôpitaux […]. On peut imaginer un temps de travail annuel qui puisse être un accord local et qui puisse être un accord gagnant-gagnant.

Vieillesse et retraites
Faire passer progressivement l’âge légal à 65 ans. Le dispositif de départ pour carrières longues sera étendu pour permettre aux personnes ayant commencé à travailler jeunes de prendre leur retraite dès 63 ans. L’âge maximal du taux plein sera maintenu à 67 ans.

Poursuivre l’harmonisation des règles entre les régimes publics et privés. S’agissant des régimes spéciaux d’entreprises, les nouveaux entrants seront affiliés au régime général.

Revaloriser les retraites inférieures à 1000€ en les augmentant de plus de 300€ par an, et les petites pensions de réversion de 10% (cela bénéficiera à plus de 300 000 veuves et veufs).

Encourager le développement des formes innovantes de financement de l’aide à l’autonomie, par exemple en créant un label pour les contrats d’assurance dépendance assorti d’une incitation fiscale, pour encourager le développement de l’assurance sur la base du volontariat ; (1/2)

développer les fonds viagers mutualisés qui seraient chargés de sélectionner, investir et gérer les biens mis en viager ; et inciter au développement de l’épargne-autonomie. (2/2)

Lancer une grande campagne nationale pour financer la recherche sur la maladie d’Alzheimer, qui touche près de 900 000 personnes en France, à l’occasion de la journée mondiale contre la maladie d’Alzheimer, le 21 septembre.

Lancer un plan de professionnalisation des aides à domicile intégrant le développement des nouvelles technologies et la recherche d’une efficacité accrue des services.

Faire de l’aide aux personnes âgées une priorité de l’engagement de service civique, étendu pour cette action spécifique aux plus de 25 ans, et définir une forme spécifique et souple du volontariat associatif afin d’aider les personnes âgées dans leur quotidien.

Santé publique
Rembourser une consultation de prévention tous les deux ans pour tous les Français. Elle sera assurée par le médecin traitant qui verra reconnaître son rôle clé dans le"maintien en bonne santé"de la population. (1/2)

Plus complète, elle durera plus longtemps qu’une consultation moyenne et sera rémunérée en conséquence. (2/2)

Revoir les formations en santé et la sélection, pour tenir compte des nouveaux besoins de santé publique, de la répartition territoriale et du développement des nouvelles technologies. (1/2)

Dans ce cadre, régionaliser le numerus clausus et les épreuves classantes pour s’adapter aux besoins des territoires en matière de présence médicale. (2/2)

Combattre les déserts médicaux et réduire les temps d’attente aux urgences en développant les maisons médicales et les structures d’urgences pour les premiers soins. Laisser une grande liberté d’organisation aux professionnels de santé pour créer les structures les plus adaptées.

Garantir une offre de téléconsultation sur tout le territoire d’ici à la fin du quinquennat. Dans ce but, permettre un remboursement incitatif des actes de télémédecine par l’assurance maladie qui soit adapté à une prise en charge pluridisciplinaire.

Assurer à chaque Français une prise en charge par la structure la plus adaptée à son besoin médical, au bon moment. Pour cela, accélérer le développement des"parcours de soins", grâce à une meilleure coordination entre médecine hospitalière, médecine libérale et structures médico-sociales. (1/2)

Mettre en place les outils d’échange d’informations - en particulier le dossier médical partagé - facilitant et sécurisant cette coordination. (2/2)

Abroger l’article 83 de la loi Touraine sur l’obligation d’appliquer le tiers payant, pour ne pas alourdir encore davantage les tâches administratives des médecins et leur redonner du temps médical au service des malades.

Demander à l’assurance maladie de rembourser la totalité du coût de lunettes de qualité pour tous les enfants de France, pour qu’aucun enfant ne soit handicapé dans sa scolarité si sa famille n’a pas les moyens suffisants pour lui acheter une paire de lunettes.

D’ici à 2022, viser un"reste à charge"zéro pour les dépenses de santé les plus coûteuses pour les ménages (optique pour les adultes, prothèses dentaires, audioprothèses et dépassements d’honoraires), grâce à un nouveau partenariat entre la Sécurité sociale et les organismes complémentaires. (1/2)

Pour les dépassements, revenir sur le plafonnement du remboursement dans les contrats des complémentaires qui a dégradé les remboursements pour les assurés.(2/2)

Ramener l’assurance maladie à l’équilibre d’ici à 2022 en faisant 20 Mds€ d’économies en 5 ans, en luttant contre toutes les sources de"non-qualité"du système de santé : soins redondants ou inutiles, non- observance des prescriptions, (1/2)

maintien en activité d’établissement de faible qualité, mauvaise coordination des soins, recours excessif à l’hôpital, prévention insuffisante, fraudes et abus, bureaucratie excessive. (2/2)

Renouer avec l’excellence de la recherche pour qu’elle redevienne le fer de lance de l’innovation et faciliter la création de partenariats publics-privés pour donner naissance à des entreprises innovantes dans le secteur de la santé. (1/2)

Encourager fortement la recherche médicale par le renouvellement des plans"autisme","maladies rares","cancers"et"maladies neurodégénératives", pour identifier et développer des traitements pour guérir ou prévenir ces maladies. (2/2)

Logement
Supprimer l’encadrement des loyers et créer un bail homologué qui accordera des avantages fiscaux supplémentaires au propriétaire, proportionnels à la faiblesse des loyers pratiqués.

Rééquilibrer les relations entre les bailleurs et les locataires en instaurant une procédure accélérée pour réduire les délais d’expulsion en cas de non-paiement du loyer (près de 3 ans aujourd’hui). (1/2)

En contrepartie, il sera interdit au propriétaire de demander aux locataires certaines garanties excessivement contraignantes. (2/2)

Alléger les contraintes pesant sur l’investissement dans le logement : simplifier les normes, raccourcir les délais de procédure et encourager l’innovation.

Permettre à ceux qui en ont véritablement besoin d’accéder plus facilement au logement social, en baissant le plafond de ressources et en couplant cette baisse avec une politique active de développement de logements intermédiaires (1/2)

et rendre obligatoire le supplément de loyer de solidarité (le"surloyer") pour ceux qui bénéficient d’un logement social malgré un revenu plus élevé. (2/2)

Démonter la logique de la loi SRU, assouplir les règles de plancher du nombre de logements HLM et introduire des règles de plafond en fonction des caractéristiques des territoires afin de produire un plus grand nombre de logements sociaux là où sont les besoins.

Sanctionner les troubles à la tranquilité publique par certains locataires qui rendent la vie impossible au voisinage en résiliant leur bail HLM.



Le Pen

Sécurité sociale
Revaloriser le minimum vieillesse (ASPA) partout en France, y compris Outre-mer, et le conditionner à la nationalité française ou à vingt ans de résidence en France, ce qui permettra également d’augmenter les très petites retraites.

Garantir la Sécurité sociale pour tous les Français ainsi que le remboursement de l’ensemble des risques pris en charge par l’Assurance maladie.

Pérenniser le financement de la Sécurité Sociale en simplifiant l’administration du système, en luttant contre la gabegie financière et en investissant dans les nouveaux outils numériques pour permettre des économies durables.

Créer un cinquième risque de Sécurité sociale consacré à la dépendance afin de permettre à chaque Français de se soigner et de vivre dans la dignité.

Vieillesse et retraites
Fixer l’âge légal de la retraite à 60 ans avec 40 annuités de cotisations pour percevoir une retraite pleine.

Revaloriser le minimum vieillesse (ASPA) partout en France, y compris Outre-mer, et le conditionner à la nationalité française ou à vingt ans de résidence en France, ce qui permettra également d’augmenter les très petites retraites.

Instaurer une Prime de Pouvoir d’Achat (PPA) à destination des bas revenus et des petites retraites (pour les revenus jusqu’à 1 500 euros par mois), financée par une Contribution Sociale sur les Importations de 3 %.

Santé publique
Relever le numerus clausus d’accès aux études de santé pour éviter le recours massif aux médecins étrangers et permettre le remplacement des nombreux départs à la retraite prévus.

Lutter contre les déserts médicaux en instaurant un stage d’internat dans les zones concernées, en permettant aux médecins retraités d’y exercer avec des déductions de charges et en y développant les maisons de santé.

Maintenir au maximum les hôpitaux de proximité et augmenter les effectifs de la fonction publique hospitalière.

Soutenir les startups françaises pour moderniser le système de santé.

Réaliser des économies en supprimant l’Aide Médicale d’État réservée aux clandestins, en luttant contre la fraude, en baissant le prix des médicaments coûteux, en développant la vente à l’unité des médicaments remboursables.

Protéger la complémentarité du double système de santé public et libéral. Protéger le maillage territorial des acteurs indépendants de la santé (pharmacies, laboratoires d’analyses...).

Réorganiser et clarifier le rôle et les obligations des agences de sécurité sanitaire et alimentaire et assurer leur indépendance.

Logement
Faciliter l’accès à la propriété en renforçant les dispositifs de prêts aidés et en améliorant les conditions de rachat par les locataires de leur logement social pour parvenir à 1 % du parc HLM vendu chaque année. Réduire les droits de mutation de 10 %.

Faciliter l’accès à la propriété en renforçant les dispositifs de prêts aidés et en améliorant les conditions de rachat par les locataires de leur logement social pour parvenir à 1 % du parc HLM vendu chaque année. Réduire les droits de mutation de 10 %.

Réduire les dépenses de logement des ménages par un grand plan d’aide à la construction et à la réhabilitation des logements, par la baisse de la taxe d’habitation pour les plus modestes et le gel de son augmentation, et par la pérennisation des APL

Créer une"Protection-Logement-Jeunes" : lancer un grand plan de construction de logements étudiants et revaloriser de 25 % les APL pour les jeunes jusqu’à 27 ans dès la première année du quinquennat.

Réserver prioritairement aux Français l’attribution du logement social, sans e et rétroactif, et le mobiliser vers les publics qui en ont le plus besoin. Appliquer réellement l’obligation de jouissance paisible sous peine de déchéance du bail.

Rationaliser et simplifier les normes d’urbanisme et de construction afin de résorber les tensions sur le marché du logement. Veiller à la préservation de l’environnement et des espaces naturels protégés (littoral, montagne, etc.).