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MontbaZine 2017









Je m’en foote !

Voilà quinze jours que l’enfant divin est tombé sur la sainte terre de France. Le dieu, le fils de dieu, son frère, son cousin, son voisin ; jamais l’humanité n’avait enfanté un tel profêtard. Fils de la verge marrie qui a couché sur la paille sous l’oeil du prospère éternel, l’envoyé des dieux du stade, nourri dans les étables de la R. F. B. (République Fédérative du Brésil), a écouté les voix célestes entendues à Dom Rémi, quartier saint de Mogi das Cruzes, au pays de la Sainte Croix. Un indiscutable témoignage de son ascendance supra-divine.

Il était né, le divin enfant Da Silva Santos, Neymar pour les disciples agenouillés. Après un noviciat tout aux pieds cramponnés de la sœur Niké, l’ange du ballon rond descendit enfin des cieux au paris SAINT germain devant la foule des fidèles hurlant au miracle.

Neymar était parmi nous,en chaire et en ostie. "Un petit pas pour l’homme, un grand pas pour l’inanité", aurait pu dire Neil Armstrong, lui qui s’y connaissait en étoiles filantes.

Hélas, les dévots de l’avant-centre n’ont oublié qu’une chose, péché coupable s’il en est, c’est de donner un prénom bien français au béatifié vivant qu’est Neymar. Alors, dans ma plus grande mansuétude, je corrige ce coupable oubli. Appelons-le JEAN.

Brettus (14-08-2017)