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MontbaZine 2018

 




Millas : la victime ignorée

(6) Cela fait un mois aujourd’hui. Le 14 décembre dernier, peu après 16 heures, un bus scolaire et un TER entraient en collision à Millas,: six enfants au total ont perdu la vie.

Un premier audit de la SNCF a rapidement affirmé que tout avait bien fonctionné. Mais maître Jean Codognès, l’avocat de la conductrice du bus, dénonce le rôle de la SNCF dans l’enquête préliminaire :

C'est extrêmement choquant qu’une partie impliquée directement dans l’accident puisse être juge et experte. Si vous me demandez si j’ai confiance dans l’instruction, la réponse est oui. Si vous me demandez si j’ai confiance dans l’enquête préliminaire, la réponse est non.

Sa cliente a été mise en examen le 20 décembre pour "homicides et blessures involontaires par imprudence". Aujourd’hui hospitalisée dans une unité psychiatrique selon Le Parisien, elle maintient sa version des faits, à savoir que les barrières étaient levées et que la sonnerie d’alarme ne fonctionnait pas lorsqu’elle s’est engagée sur le passage à niveau.

"Je suis convaincu qu'il y a eu un dysfonctionnement" affirme Maître Jean Codognès, avocat de la conductrice du bus.

Une version contredite par les premières "constatations matérielles" dont avait fait état le procureur de Marseille, Xavier Tarabeux, mais à laquelle croient de nombreuses personnes : une pétition lancée en ligne en soutien à la conductrice a recueilli plus de 60 000 signatures.

Source : France3-regions (14-01-2018)


(5) Lancée il y a cinq jours, une pétition en ligne pour soutenir la conductrice du bus entré en collision avec un TER le 14 décembre dernier à Millas a dépassé les 10 000 signatures ce mardi 26 décembre.

La conductrice "est accusée à tort par l’Etat français !" affirme le texte de la pétition. "Plusieurs témoignages d’habitants de Millas et ses alentours ont affirmé que les barrières dysfonctionnaient par moments".

  • Cliquez ici pour signer la pétition

    MontbaZine (26-12-2017)


    (4) C'est curieux comme certains, comme Mr Montbazinois cherchent un coupable facile se servant de la conductrice comme bouc émissaire.

    Et portant la conductrice du bus a indiqué à plusieurs reprises, notamment samedi devant les caméras de BFMTV, que les barrières du passage à niveau étaient levées et que le feu clignotant était éteint au moment où elle a traversé les voies. Son alcoolémie était négative au moment des faits. Une collégienne, qui se trouvait dans le bus suivant le véhicule éventré, assure également avoir vu les barrières levées.

    Les traces (comme celle des barrières) sont certes nombreuses sur l'épave du bus car dans une collision de cette force des débris de l'ensemble de l'environnement volent dans tous les sens se heurtant notamment au bus en question.

    Nous continuons à plaider pour qu'on accorde plus d'attention aux témoignages de la conductrice et qu'elle soit traitée avec le respect qu'elle mérite.

    roberto - MontbaZine (23-12-2017)


    (3) Un petit commentaire effectivement ! le témoignage de cette conductrice, dans les premiers jours qui ont suivi cet abominable accident, a été qualifié "d'accusation" par les représentants de la SNCF !!!

    Martine (23-12-2017)


    (2) Avant de s’apitoyer sur le sort de la conductrice il faudrait attendre les résultats de l’enquête en cours.

    Par expérience les conducteurs et conductrices de bus, scolaire en l’occurrence ne sont pas toujours très respectueux des enfants qu'ils transportent.

    Au lieux de prendre et de déposer les enfants aux arrêts prévus, ils les laissent quelques fois un peu n'importe ou ex : arrêt de l'église l’enfant est laissé au stade ou sur la route de villeveyrac ou rue des courbes sans compter, pour avoir suivi le bus en voiture, les coups de frein intempestif et la façon de conduire qui quelques fois est limite dangereuse. sans compter le langage employé pour faite taire les enfants dans le bus.

    Montbazinois (23-12-2017)


    (1) Alors que toutes les télés de France nous envoient des images émouvantes des cérémonies de Saint-Féliu-d'Avall, en mémoire des enfants morts dans le terrible accident de Millas, on nous dit seulement en une simple phrase que la conductrice est mise en examen avec le chef d'accusation de "homicides involontaires".

    On dirait presque, à la lecture de ce commentaire succinct que cette pauvre femme qui avait jusqu’à là exercée consciencieusement son métier de conductrice de bus, serait subitement responsable d'avoir précipité dans la mort les enfants qui lui avaient été confiés.

    Elle, qui exerçait de façon irréprochable son métier de conductrice de bus, a maintenant le sternum enfoncé, des blessures au niveau des yeux et des hématomes sur tout le corps. Assistée par un psychiatre, car dévastée moralement et dans un état de dépression intense à la suite de l'accident elle se trouve maintenant sur le banc des accusés.

    M. Tarabeux chef du parquet de Marseille, avait fait savoir que "la cause exacte" de l’accident n’était pas encore déterminée. Mais selon lui, les "constatations matérielles" vont "plutôt dans le sens d’une barrière fermée".

    Cependant, la conductrice affirme, par l'intermédiaire de son avocat Me Codognès, que les barrières du passage à niveau n'étaient pas fermées.

    Elle se trouve ainsi confrontée à la machine judiciaire de la SNCF qui fera tout son possible pour blanchir l'entreprise dans cette triste affaire.

    MontbaZine (22-12-2017)