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MontbaZine 2018










Facebook dans la tourmente

La société Cambridge Analytica aurait permis d’influer sur l’élection de Donald Trump au profit des Russes. Une manip grotesque des services anglo-américains pour impliquer la Russie mais c’était pour montrer à quel point Facebook collaborait avec le pouvoir profond et à quel point les journalistes étaient alignés sur de fausses valeurs démocratiques...

À Washington, Mark Zuckerberg devra se livrer à un exercice toujours humiliant pour les puissants : répondre aux questions des parlementaires. Il avait jusqu'ici réussi à éviter le Congrès. Mais l'image de son réseau social a été tellement malmenée que le sixième homme le plus riche du monde (sa fortune est estimée à environ 57 milliards d'euros) n'a plus vraiment le choix.

L'urgence de la situation l'a tout de même obligé à donner une longue conférence de presse téléphonique, la semaine dernière. Une journaliste lui a demandé s'il restait le bon choix pour diriger Facebook. Il y a onze mois, certains le voyaient gouverner les États-Unis. Aujourd'hui, on l'interroge sur sa capacité à gérer sa propre entreprise.

Source : www.letelegramme.fr

Et quant à la désinformation ?
Les annonces se suivent et se ressemblent du côté de Facebook. Déja en décembre 2017 la plate-forme a fait savoir qu’elle allait faire évoluer son arsenal de lutte contre les fausses informations. Lundi, déjà, elle dévoilait des mesures contre les "pièges à engagement", des publications sensationnalistes qui vous disent : "Taguez un ami qui...". Auparavant, elle vantait un plan destiné à lutter contre les vidéos "pièges à clics". En juin, encore, elle promettait "plus de liens informatifs" dans le fil d’actualité, et moins de "pièges à clics, de sensationnalisme et de désinformation". Et ainsi de suite.

Effets de manche ou véritables avancées ? Difficile de jauger dans leur ensemble les efforts de Facebook en matière de lutte contre la désinformation. L’entreprise communique en effet très peu d’éléments sur les résultats de ses initiatives, se contentant d’en décliner les grands principes : frapper les réseaux de désinformation au portefeuille, réduire la visibilité des contenus de mauvaise qualité et utiliser l’intelligence artificielle pour diminuer la présence de spams.

Source : www.lemonde.fr