*
MontbaZine 2018


 












Nous l’avons fait !

Oui, ensemble nous avons gravi le sommet du pic du Canigou, pic mythique des catalans ! Pour certains c’était une grande première, pour d’autres, une réédition !
Vendredi soir, l’entraide pour le bivouac et le feu de camp ont réuni le groupe dans une grande convivialité. Apprécier nos qualités, respecter nos défauts reste le moteur fondamental d'un fonctionnement harmonieux.

Samedi, les épilobes roses fuchsia nous ont ouvert le chemin, mais, chemin faisant, les scabieuses, rose parme et une campanule bleu tendre nous ont accompagné jusqu’au refuge du Cortalet. Et en montant nous avons eu le plaisir de ramasser quelques cèpes et girolles tout au bord du chemin encadrés par de magnifiques amanites tue mouches, sans oublier les russules charbonnières et les clavaires droits. Le repas frugal pris en montée nous a permis d’observer une magnifique joubarbe en pleine floraison rouge sang, blottie contre son caillou ! À 2150 mètres d’altitude, le bâtiment du refuge est imposant et opportun !N’oublions pas les vaches en semi liberté, qui, par leur quiétude, nous ont apporté confiance et détermination.
Dimanche, le départ pour le sommet fût matinal. La richesse de la flore pyrénéenne que nous y découvrons est sans limite. a proximité du refuge, des aconits, bleu indigo, nous encouragent pour une ascension sous un soleil automnal. Des massifs de rhododendrons et de petit genet, vert foncé contrastent avec le gris-vert argenté d’une variété de cades très couvrante. Plus haut, c’est dans les rochers que se nichent des coussins doux et soyeux, de cinéraire maritime qui expose son gris souris très velouté et très dentelé comme un atout de délicatesse. Le gazon d’Espagne, en clins d’œil parcimonieux, termine sa floraison estivale en petit pompon rose lilas.
Au sommet, à 2784 mètres, le bonheur nous attendait : une vrai coccinelle à sept points nous a accueilli avec bienveillance ! "Tu n’as jamais vu de coccinelle ?" m’a t-ton dit, alors que je m’extasiais devant cette rencontre inattendue ! Savoir s’émouvoir devant la nature me semble vital.
Le repas pris au bord du lac fût une halte particulièrement appréciée tant ce havre de paix nous a détendu ! Avec, en prime, un ciel bleu franc et le pic du Canigou se détachant en toile de fond ! Une merveille de carte postale !
Le bois Patrique, descente tant redoutée, nous a ouvert ses portes et déroulé sous nos pieds son tapis de feuilles d’or ! Toutes les nuances d’ocres illuminaient le sous-bois. Des hêtres centenaires se délestaient de leur fraîcheur à notre avantage et pour notre plus grand plaisir ! Alors que, dans des clairières, de timides œillets mignardise se dressaient avec hardiesse et témérité.
Un grand merci à notre guide accompagnateur qui nous a permis, une fois de plus, de nous surpasser sans toutefois dépasser nos limites. Et sans qui nous n’aurions pu découvrir toutes ces merveilleuses et intimes sensations de bonheur, de paix, d’humilité, de satisfaction personnelle... Merci également à Pierrot, Greg, Alex... et bienvenue à Dédée.
Bien cordialement,

Cathy (24-09-2018)