*
MontbaZine 2018



Triste bilan

Depuis qu’il a été nommé prince héritier et vice-premier ministre d’Arabie saoudite depuis juin 2017, Mohammed ben Salman tente de véhiculer une image d’ouverture aux droits de l’homme auprès des pays étrangers.

Les médias n'arrêtent pas de dire des merveilles a son depuis qu'il à enfin autorisé les femmes à conduire, mais très rarement on parle dans la presse des exécutions capitales sont perpétrées chaque semaine en Arabie Saoudite. Depuis le début de l'année 2018 48 personnes ont été décapitées !

Amnesty International a recensé au moins 27 exécutions capitales en 2010, 82 en 2011, 79 en 2012, 79 en 2013, 90 en 2014, 158 en 2015, 154 en 2016 et 146 en 2017 [voir].


Depuis mercredi 22 août, cinq militants des droits de l’homme risquent la peine de mort en Arabie saoudite. Parmi eux, Israa al-Ghomgham pourrait devenir la première femme exécutée pour son engagement militant. En 2015, elle a été arrêtée avec son époux et depuis ils croupissent à la prison de Dammam’s al Mabahith. Elles est la plus connue car elle a aussi documenté les manifestations qui se sont déroulées à Qatif depuis 2011 [voir].

Les instances officielles affirment que ces activistes représentent une menace pour la sécurité du pays, car elles incitent à manifester et à apportent un soutien moral à des émeutiers.

Les relations de la France avec l’Arabie saoudite reposent sur des intérêts stratégiques communs : la préservation de la sécurité dans une région troublée, un combat commun contre le terrorisme et une convergence de vues sur les crises régionales. La régularité des visites officielles bilatérales témoignent de la solidité du partenariat stratégique entre la France et le royaume [voir].

MontbaZine (30-08-2018)