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MontbaZine 2018






Ilhan Omar a commencé son discours de victoire en disant salam aleykoum !





Plusieurs candidats promettaient d'entrer dans l'histoire, et certains d'entre eux l'ont fait. À l'occasion des midterms 2018, les élections de mi-mandat aux États-Unis, plusieurs barrières ont sauté dans un pays où les tensions liées aux minorités ont été exacerbées par l'élection de Donald Trump. Et c'est plus qu'un symbole. Ainsi la première Amérindienne à accéder au Congrès ainsi que le premier gouverneur ouvertement gay ont boulversé les habitudes discriminatoires aux États-Unis.

Puis, lorsqu'Ilhan Omar, nouvelle élue du Minnesota à la chambre des représentants, est montée sur scène ce mardi soir en tant qu'une des deux premières femmes musulmanes à accéder au Congrès américain –l'autre, Rashida Tlaib, est devenue représentante du Michigan– elle a commencé par lancer : "Salam aleykoum" (que la paix soit sur vous). Puis : "Al hamdulilah" (loué soit Allah). Je suis transporté de joie. Je ne m'attendais pas du tout à un discours de victoire comme ça. Dans un contexte récemment qualifié "d'élections les plus islamophobes de l'histoire", le simple fait d'entendre les salutations musulmanes de base sur une scène a un goût concret de réussite.

Minorités
Elle a dit que les immigrants qui venaient en Amérique en quête d'une vie meilleure "rencontrent trop souvent l'intolérance et la haine." Les Amérindiens, a-t-elle souligné, "vivent dans des tentes comme des réfugiés sur leurs propres terres". Le public l'a acclamée, ravi d'entendre, pour une fois, une politicienne évoquer des sujets essentiels sans se chercher d'excuses. Elle s'est présentée, a-t-elle affirmé, parce qu'elle "ne pouvai(t) pas rester sur le banc de touche à regarder ces promesses ne pas être tenues". De nombreuses personnes musulmanes, certaines pour la première fois, vont désormais avoir l'impression d'être vraiment représentées dans notre gouvernement.

Source : www.slate.fr
et www.huffingtonpost.fr (09-11-2018)