*
MontbaZine 2019











8 mars :
Journée internationale des droits des femmes


Chaque année le 8 mars est célébrée la Journée internationale des droits des femmes. A MontbaZine nous volons aujourd'hui attirer l’attention sur la terrifiante mutilation génitale, nommée excision, dont sont victimes au moins 200 millions de filles et de femmes dans le monde et dont 30 millions de filles risquent d’être les victimes au cours des dix prochaines années. Bien que la majorité d’entre elles vivent dans 30 pays d’Afrique et du Moyen-Orient, on estime que 5% de ces femmes mutilées vivent en Europe, dont environ 53 000 femmes résidant en France d’après les estimations.

Ces interventions, le plus souvent pratiquées sur des jeunes filles entre leur enfance et l'âge de 14 ans, consistent à enlever totalement ou partiellement les organes génitaux externes pour des raisons autres que thérapeutiques : sexuelle, sociale, religieuse...

Ces mutilations génitales féminines et l’excision sont des pratiques dangereuses aux conséquences dramatiques sur la santé des jeunes filles et femmes. Elles sont considérées comme une violation des droits des filles à la santé, à leur bien-être et à leur autonomie. Elles sont préjudiciables à la santé des femmes : ces gestes comportent des risques immédiats (douleurs, hémorragies) qui peuvent causer un état de choc et entraîner le décès. Mais des complications peuvent aussi survenir ensuite, infections, incontinences, avec des conséquences en termes d'abandon scolaire, puis des risques à l’accouchement, pouvant entraîner la mort de la mère et de l’enfant.

La France, pionnière dans la prise en charge des femmes excisées
Les mutilations génitales féminines sont donc aussi une problématique majeure qui concerne la France et dont le gouvernement en a fait une question de santé publique depuis 2005. La France est pionnière dans la prise en charge des femmes excisées, elle a été le premier pays à rembourser les frais chirurgicaux de réparation. Forte du soutien des pouvoirs publics, Paris s’impose même comme la scène de la mobilisation internationale contre l’excision.

Source : UNICEF (08-03-2019)