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MontbaZine 2019















Travail de nuit : Les infirmières

Au Moyen-Âge, les seules quatre professions autorisées à travailler la nuit étaient les aubergistes, les boulangers, les haubergiers (des fabricants de hauberts et côtes de maille) et les prostituées". Il est minuit passé, mardi 21 mai, à l'hôpital de Martigues (Bouches-du-Rhône), et le médecin de garde, féru d'histoire, s'est assis dans le poste infirmier du service de cardiologie pour discuter avec l'équipe de nuit. Une distraction bienvenue pour les quatre infirmières alors que dehors, la nuit, épaisse, recouvre tout, et que le temps semble avoir ralenti.

Ces infirmières le savent, les temps ont bien changé depuis le Moyen-Âge : des infirmiers aux policiers en passant par les chauffeurs routiers, ils étaient 4,3 millions de Français, en 2013, à travailler de nuit de manière habituelle ou occasionnelle, soit 16,3% des actifs, selon les données de l'Institut de veille sanitaire.

C'est un million de plus qu'il y a vingt ans, et depuis 1990, le nombre de travailleurs de nuit habituels a doublé. Le travail de nuit, nécessaire dans certains secteurs pour la continuité de services d'utilité sociale, croît également pour répondre aux besoins d'une économie mondialisée. C'est pour les femmes que cette progression est la plus marquée, en partie à cause de la levée de l'interdiction du travail de nuit pour elles en 2001.

Les infirmiers, sages-femmes et aides-soignants incluent le plus grand nombre de travailleurs de nuit habituels en France.

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