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MontbaZine 2019











 

Photos : Yvon Stubert



 

Pas de Vène !

Elle n’a pas de veine, la rivière qui traverse Montbazin. Jadis canalisée sur son parcours communal pour limiter les inondations, puis entretenue chaque année avant la fête du village jusqu’en 2018, elle semble désormais oubliée. Asséchée durant de longs mois, c’est la végétation qui s’est installée et développée dans son lit, tout comme des détritus jetés par des habitants indélicats.

Après un été exceptionnellement chaud et sec, il ne faut pas être fin météorologue pour craindre cet automne des épisodes cévenols peut-être violents. Et lorsque les pluies sont abondantes, toute l’eau jaillissant en amont de la résurgence et celles du ruissellement de tout le bassin versant se concentrent... dans la Vène. Si la rivière est bien entretenue, l’eau s’écoule au mieux vers Issanka. Abandonnée à la nature redevenue sauvage, cette eau est considérablement freinée et divers obstacles, comme des troncs d’arbres par exemple, se retrouvent bloquée ici ou là et forment alors de véritables bouchons. Tous les habitants du bas de Montbazin connaissent les conséquences de cette négligence destructrice et coûteuse.

L’heure n’est pas à savoir qui doit faire (ou ne rien faire !) en termes de compétences pour entretenir la Vène. L’urgence en cette fin d’été est de faire ou de faire faire. Pour que Montbazin ne reste pas la belle au bois dormant de notre agglo, pour que les riverains du cours d’eau ne jouent pas au flamant rose (avant de devenir rouges de colère) dans quelques semaines...

Yvon (17-09-2019)

Voir aussi notre article : "Petit paradis"