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MontbaZine 2019












Le climat réchauffe la politique

Les partis politiques ont trouvé ces derniers années un nouvel argument a brandir lors de leurs campagnes politiques, le réchauffement de la planète, car s'est un sujet qui éveille toutes les sensibilités. Mais c'est aussi un sujet commode pour les discours politiques car ça permet toujours de attribuer la responsabilité du désastre à leurs opposants.

Néanmoins un aspect positif se dégage. cela rend les citoyens politiquement de plus en plus conscients qu'il est vraiment temps d'agir. Que les plus jeunes comme Greta Thunberg avec des centaines d'autres écoliers engagent leur aînés à cesser de démolir la planète. (1) (2) (3) Ils étaient près de 10.000 jeunes et moins jeunes à marcher dans les rues de Paris, vendredi 20 septembre à l’occasion de la grève mondiale pour le climat. Le cortège, organisé par Youth for Climate, Alternatiba, 350.org, Greenpeace et une vingtaine d’autres organisations (4). Car ce sont bien eux, ces jeunes, qui auront à affronter les conséquences du dérèglement climatique, lors qu'ils seront adultes.

Voici comme nos partis politiques se sont emparées de cette question :

Le Parti Communiste
"Le climat, mère de toutes les batailles, ne peut-être laissé entre les mains des dirigeant·e·s de la planète, même les mieux intentionné·e·s. Il doit être géré par la communauté humaine mondiale. Contribuer aux mobilisations citoyennes climatiques c'est aussi agir pour d'autres choix anticapitalistes" nous explique le PC sur son site. (5)

La France Insoumise
"La montée des eaux de la mer va s’ajouter à l’inquiétante raréfaction de l’eau douce qui va frapper le bassin méditerranéen. Le niveau des cours d’eau et des lacs va baisser partout. Le plus grand lac de Méditerranée, le lac Beysehin en Turquie risque de disparaître dès 2040." vient d'affirmer Jean-Luc Melenchon dans son blog (6).

La République en Marche
"Le réchauffement climatique est une réalité qui n’est plus à prouver, et dont les effets se font déjà sentir. Si nous tardons à agir, les bouleversements déjà catastrophiques, seront irréversibles. Sur le climat, il n’y a pas de plan B. Car il n’y a pas de planète B" disait déjà Emmanuel Macron, en juin 2017" (7).

Les Républicains
"Oui, nous faisons l’expérience d’une évolution climatique historique. Oui, cette évolution constitue un vrai défi pour les conditions de vie de l’espèce humaine" plaide Julien Aubert député LR du Vaucluse (8).

Rassemblement National
Le réchauffement climatique finit par offrir un puissant argument contre l’immigration dite massive puisque -paraît-il- la majorité des migrants de demain seront des migrants climatiques. Pour le RN, le réchauffement, la pollution, ne connaissent pas de frontières. Le souverainisme est mis à mal par l’interaction et la globalisation de la menace écologique (9).

MontbaZine (03-11-2019)