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MontbaZine 2020



Un espoir se profile à l'horizon 2021



Dans un laboratoire du nord de Pékin, un homme en blouse blanche exhibe l'un des tout premiers vaccins expérimentaux contre le nouveau coronavirus. Sinovac Biotech
 (1), l'un des quatre labos chinois autorisés à engager des essais cliniques, voit grand. Même si son vaccin n'a pas encore fait ses preuves, le groupe privé se dit prêt à produire 100 millions de doses par an pour combattre le virus, apparu en Chine fin 2019 avant de se répandre dans le monde entier.

Même si le traitement est encore loin d'une homologation, le fabricant doit montrer qu'il est capable de le produire à grande échelle et soumettre des lots au contrôle des autorités. D'où le lancement de la production avant même la fin des essais cliniques.

Si plus d'une centaine de laboratoires mondiaux rivalisent pour être le premier à mettre au point un vaccin, moins d'une dizaine ont pour l'heure engagé des essais sur l'être humain, selon l'Ecole d'hygiène et de médecine tropicale de Londres.

C'est le cas de Sinovac, qui assure avoir obtenu des résultats encourageants chez le singe, avant d'administrer son sérum pour la première fois à 144 volontaires à la mi-avril dans le Jiangsu (est).

Sinovac Biotech lance des tests à grande échelle en Chine, puis le Brésil est devenu mardi le premier pays à lancer les tests de phase III du vaccin chinois Coronavac contre le coronavirus, a annoncé à l’AFP le laboratoire chinois (2). Près de 20 000 doses du Coronavac sont arrivées par avion lundi matin à Sao Paulo et seront distribuées dans 12 centres dans cet État, le plus peuplé du Brésil, ainsi que ceux de Rio de Janeiro, Minas Gerais, Rio Grande do Sul, Paraná, et dans la capitale Brasilia.